Terrassement routier : les 6 étapes à suivre

Le terrassement est une opération qui consiste à aménager un terrain pour y installer une infrastructure. Elle assure la stabilité de l’infrastructure et élimine le risque de tassement, de glissement ou encore d’effondrement. Nous vous présentons dans cet article, les étapes à suivre pour réaliser un terrassement routier.

Le piquetage du terrain

Le piquetage est la première étape du terrassement routier. Il permet de délimiter le terrain et de prévoir le passage des canalisations. Il permet également de réduire les incompréhensions liées aux délimitations voisines. Du fait de sa complexité, le piquetage ne peut être réalisé que par un géomètre.

L’extraction

L’extraction est le déplacement des matériaux de construction disponibles en surplus sur le terrain. Elle se fait avec des engins comme le chargeur, le bulldozer ou encore la pelle mécanique. Pour gagner du temps et profiter d’une expertise qualifiée, il est recommandé de sous-traiter l’extraction. Vous avez le choix entre une entreprise de travaux publics et une entreprise des travaux d’assainissement.

L’évacuation des eaux

Il est impératif que le terrain sur lequel vous intervenez soit en mesure de favoriser le ruissellement des eaux. Pour cela, vous devez prévoir une pente de 5% à 7% selon le terrain. Cette pente facilitera l’évacuation des eaux de pluies. En tenant compte de l’état du relief, vous aurez parfois besoin d’installer des regards et des drains. Toutefois, veillez au respect du plan d’assainissement et de la profondeur d’enfouissement autorisée par la réglementation.

La viabilisation

Dans les travaux routiers, la viabilisation consiste surtout à apporter de l’électricité sur le réseau routier. Elle consiste également à la mise en place des tuyaux du tout-à-l’égout.

La pose d’un film géotextile

Le film géotextile est un tissu composé de fibres synthétiques. Il est très résistant et très doux au toucher. Le film géotextile est très prisé dans le domaine de la construction. En effet, dans la construction, ce matériau reste perméable à l’eau tout en empêchant les végétaux de repousser. Grâce à ce matériau, ni la racine, ni les végétaux ne pourront plus envahir le terrain. De plus, il permet de ne pas mélanger la couche de terre et le remblai qui y sera ajouté.

Le remblaiement

Il s’agit de la dernière étape du terrassement routier. Elle consiste à l’ajout des matériaux de remblai comme le sable, les graviers, etc. Le remblai est généralement composé d’une couche de grosses pierres et d’une couche de pierres concassées. À cela, s’ajoute une finition en sable ou en gravillon. Son rôle est d’aplanir le terrain et de colmater les anomalies. Le remblaiement permet également de solidifier la base de toutes constructions.

Toutefois, il n’est pas autorisé dans tous les cas. Il est parfois interdit par le plan de prévention des inondations de la commune. Avant donc de procéder à un remblai, il serait préférable de consulter les autorités communales.

Dans le cas où il est autorisé, il est recommandé de majorer le volume de terre de 20 à 30 %. Cela s’explique par le fait que la terre remuée prend plus de volume que la terre compressée. De plus, l’épaisseur du remblai varie suivant la destination. Il est recommandé de suivre :

  • 10 cm de remblai dans une allée piétonne ;
  • 20 cm de remblai dans une allée carrossable ;
  • 30 cm de remblai sur une voie accessible aux camions.

Après avoir remblayé le sol des différentes couches de pierres, il faut tasser la terre à l’aide d’une dameuse. Il est également important de noter que lors des travaux, une quantité importante de terre sera déplacée. Pour cela, vous devez prévoir un espace disponible non loin du terrain pour ne pas entraver le déroulement des travaux.